Ne faites pas de suppositions !

Ne faites pas de suppositions !

Qui ne connaît pas le best seller « Les quatre accords toltèques« , complété par un cinquième accord « Soyez sceptique, mais apprenez à écouter » ?

Dans nos précédentes Newsletters, nous vous avons présenté les deux premiers accords : « Que votre parole soit impeccable » et « Quels que soient les évènements, n’en faites pas une affaire personnelle ». Aujourd’hui, nous vous parlons du troisième principe.

Troisième accord – Ne faites pas de suppositions.

Ne commencez pas à élaborer des hypothèses de probabilités négatives, pour finir par y croire, comme s’il s’agissait de certitudes. Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

Forte est notre habitude de faire des suppositions de ce que l’autre pense, de ce qui le fait agir, réagir. Difficile de changer ce conditionnement dans un monde qui nous demande d’anticiper, et justement d’agir au lieu de réagir. Pourtant, souvent lorsqu’un changement – positif ou négatif – survient, par exemple, vous avez été félicité, augmenté, pénalisé, rabroué… l’explication que vous vous faites de cet événement est sans doute fausse. Votre collègue ne vous a pas dit « bonjour » à la cafétéria? Vous imaginez qu’il vous en veut alors qu’en fait, il ne vous a même pas vu. Votre mental interprète tout et cherche des explications rationnelles, souvent en négatif. Nous élaborons des hypothèses et nous finissons par y croire… souvent à tort.

Demandez plutôt des explications au lieu de laisser votre imagination vagabonder. Mettez les choses à plat, exprimez vos doutes. Si vous ne savez pas, posez des questions. Inhibez vos réactions et cherchez la réponse à la question que vous vous posez. Que dit cette personne ? Quelles sont les informations qui me manquent ? Ce principe trouve son application dans différents moments : en entretien – commercial, d’embauche, d’évaluation de performance – ou dans le contexte de la résolution de problèmes par exemple. Le plus dur étant de se détendre et de rester curieux ; le réflexe automatique étant de se mettre en mode défensif. Bon, nous ne vivons pas non plus au pays des Bisounourset dans certaines circonstances il faut aussi savoir discerner le signal qui nous vient directement de notre cerveau reptilien, à savoir qu’il y a un réel danger et que la fuite ou l’attaque sont de mise. Pas toujours simple de distinguer cet instinct primaire de notre brouhaha intérieur.

En tant que leader:

Vous avez anticipé à tort l’enthousiasme de l’équipe, le projet que vous pensiez stimulant n’emballe personne ? N’hésitez pas à poser des questions ouvertes avant de juger l’état d’esprit des membres de votre équipe. Ce principe nécessite de vérifier ce qui se passe chez l’autre – a-t-il bien compris, a-t-il des objections… ? – et à communiquer clairement sur vos besoins et vos attentes. Repérez vos pensées et bannissez les « elle a l’air de.. » et les « j’ai l’impression que… » ; refusez les sous-entendus.

Le bénéfice:

L’évacuation de tout ressentiment, laissant de l’espace dans votre esprit et dans celui de vos collaborateurs, pour avancer.

Dans notre prochaine newsletter, nous vous présenterons le quatrième accord : « Faites toujours de votre mieux ».

Les accords Toltèques sont très simples, ce qui pourrait leur être reproché. Cependant, en gestion d’équipe il est préconisé de proposer des principes tout simples parce que la difficulté réside ensuite dans l’application pratique.

Et vous, avez-vous des principes de vie simples que vous aimeriez partager ?